Les cimetières


Le cimetière communal est situé au lieu-dit Les Fourneaux, en haut de la rue Pasteur. Établi primitivement autour de l’église, son déplacement à la fin du XIXème siècle a été rendu obligatoire par la loi mais surtout inévitable car la place était comptée, occasionnant au passage des problèmes de salubrité. En 1981, le nouveau cimetière est agrandi. Il répond aujourd’hui aux différents souhaits des familles quant au choix du type de sépulture. Mais d’autres lieux d’inhumations ont existé à Angoulins, nous allons voir cela ensemble.


Le cimetière actuel d’Angoulins en haut de la rue Pasteur. Image Google Maps de 2013

1️⃣ Le cimetière catholique

Les rites funéraires remontent aux temps préhistoriques. Les sépultures ont toujours été situées à proximité des habitats. Au début de l’ère chrétienne, les tombes sont soit à l’intérieur des lieux de culte soit disposées autour.

L’ancien cimetière d’Angoulins ne déroge pas à cette tradition ancestrale. Il est aussi vieux que notre église Saint-Pierre-ès-Liens dont la fondation est documentée à partir de l’an mil. Le cadastre de 1867 montre clairement son emplacement tout autour de l’église.

ℹ️ Lire aussi : l’église Saint-Pierre-ès-Liens

Cadastre de 1867. Le cimetière entoure complètement l’église. Source AD17

La superficie du cimetière est de 2.950 m². Une allée circulaire de 2 mètres de largeur court entre l’église et les murs extérieurs. Environ 200 monuments sont comptabilisés vers 1880. Des grands arbres apportent de l’ombre aux trépassés. Quelques maisons sont adossées au cimetière.

Sur cette photo prise vers 1900, on voit encore le mur du cimetière. Source internet

Son déplacement devient nécessaire

Dès les années 1860, le problème du transfert en dehors du bourg est posé. La législation en cours interdit les inhumations dans et autour des lieux de culte. En août 1867, un conseiller municipal renouvelle le vœu d’un nouveau cimetière : s’il était plus grand, de nouvelles concessions permettraient de rentabiliser l’opération et, pourquoi pas, d’apporter du profit au budget communal. Les charges rendent plausible cet achat mais le conseil reporte ce dossier à un moment plus opportun.

En juillet 1871, la question devient primordiale. Les inhumations ne seront bientôt plus possibles autour de l’église. La salubrité est un vrai problème. Le maire mandate le conseiller François Personnat pour trouver un éventuel propriétaire qui veuille bien céder un terrain.

Claude François Personnat a été maire d’Angoulins de 1848 à 1851. Né à Strasbourg en 1800, il ne pourra pas assurer cette mission car il décède le 23 octobre 1871. Une rue lui rend hommage à Angoulins.

En février 1873, le maire Jacques Gilbert rappelle encore une fois le besoin pressant d’avoir un nouveau cimetière. À l’unanimité, le conseil se prononce – encore une fois – pour l’achat d’un terrain. Cela tombe bien, un est en vue, une partie de la parcelle C24 dans le secteur des Fourneaux d’une superficie de 60 ares (6.000 m²). Il appartient à André-Aristide Devillégier, propriétaire de La Rochelle. Il en a confié le fermage à un cultivateur.

Le 15 mai, le conseiller Edouard Cumin – il sera maire de 1883 à 1889 – informe ses collègues que Monsieur Devillégier souhaite 44 francs par are de son terrain. La commune doit s’entendre avec le fermier pour le paiement d’une indemnité de résiliation de son bail. Le prix est élevé mais elle n’a pas le choix : le conseil vote son achat. Un droit de passage de 8,50 mètres sera créé pour désenclaver le fond de la parcelle.

Finalement, rien ne se passe…

En effet, huit années plus tard, le 8 mai 1881, la question du nouveau cimetière est toujours posée ! Un dossier dépendant du bon vouloir des propriétaires et des terrains disponibles. Mais, rappelons-le, la loi rend obligatoire son déplacement car l’ancien est situé au cœur du bourg. Il touche aux maisons et est maintenu par tolérance des autorités.

Encombré de sépultures, il est un foyer constant d’émanations dangereuses, une épidémie est même à craindre. Les connaissances de la science étant celles de l’époque, cette épidémie a peut-être eu lieu : en 1870, 14 décès ont été déclarés à l’Etat-Civil, 43 en 1871 ! La place manquant, les sépultures anciennes mais parfois récentes sont bouleversées pour gagner de précieux mètres carrés. Les familles se plaignent du manque de respect dû aux Morts. La justesse des arguments est reconnue par le conseil : le maire va demander au Préfet l’autorisation de voter les fonds nécessaires pour financer cette opération.

Le 12 juin 1804, Napoléon, empereur des Français, remet complètement à plat les règles régissant les cimetières.
Dans l’article 1er de ce décret impérial, il est dit qu’aucune inhumation n’aura lieu dans les églises, temples, synagogues, hôpitaux, chapelles publiques, et généralement dans aucuns édifices clos et fermés où les citoyens se réunissent pour la célébration de leurs cultes, ni dans l’enceinte des villes et bourgs.
Article 2 : il y aura hors de chacune de ces villes ou bourgs, à la distance de trente-cinq à quarante mètres au moins de leur enceinte, des terrains spécialement consacrés à l’inhumation des morts.

Plus tard, en 1843, une ordonnance royale signée par Louis Philippe viendra compléter ces dispositions. Elle est le second texte majeur au XIXème siècle régissant la législation funéraire.

ℹ️ Pour aller plus loin : le décret impérial de 1804

Une expropriation va tout régler

La municipalité d’Angoulins n’a pas le choix. La loi contraint à l’action. Le 13 août suivant de cette année 1881, la commission municipale a enfin choisi un terrain de 6.000 m². Il appartient à l’épouse de Monsieur Henri Mailhot, avocat de La Rochelle. Il s’agit de la même parcelle convoitée en 1873 car elle présente de précieux atouts : pas d’habitations ni de puits dans un périmètre de 100 mètres, facile à creuser, ce qui ne gâte rien. Elle est située en hauteur, le risque d’inondation est donc écarté.
Le conseil est d’accord pour acheter et payer l’indemnité due à Ernest Damour le fermier dont le bail s’arrête dans 9 ans. Le maire propose 2.000 francs pour le terrain. Le propriétaire en veut 2.900 mais il est prêt à le céder pour 2.400. Peine perdue, la commune ne souhaite pas aller au-delà de son offre.
Parallèlement, elle propose d’indemniser le fermier à hauteur de 50 francs par année de bail à courir, soit 450 francs. Il n’est pas d’accord : il veut 5% du dernier prix du propriétaire (2.400) par an, soit 120 francs. Comme il reste 9 années, l’indemnité demandée est de 1.080 francs. Aïe ! Nouveau refus du conseil. Action, réaction : le maire demande au Préfet de prononcer l’expropriation du propriétaire et du fermier pour cause d’utilité publique. Ils vont voir qui c’est Raoul !

Cadastre de 1867. Cette partie de la grande parcelle C24 a été choisie par le conseil municipal. Source AD17

Le 24 novembre, toujours en 1881, le maire de Saint-Vivien, Auguste Huguet de Majouveau, vient rendre compte au conseil municipal de son enquête publique d’établissement d’un nouveau cimetière. C’est inattendu : des avis consignés par la population, 2 ont voté « pour » et 93 sont « contre » ! La raison est simple : la population craint la destruction de l’actuel cimetière. Pour calmer les esprits, l’enquêteur conclut à la nécessité du nouveau cimetière mais préconise de maintenir l’ancien pendant une durée d’au moins 60 années. Le conseil est d’accord car cette possibilité avait déjà été réfléchie.

Le maintien de l’ancien cimetière est donc prévu jusqu’en 1943 mais le « déménagement » des sépultures sera bien plus rapide car en 1901, la commune aménagera la place autour de l’église.

Au début du siècle dernier, l’ancien cimetière est devenu une place publique. Source famille

Un mois plus tard, en décembre 1881, le conseil délibère. Le budget voté est de 10.000 francs (on est loin de 2.000 francs envisagés !) mais le mur de clôture et tous les frais annexes sont compris dans cette enveloppe. Un emprunt est nécessaire, la Caisse des Dépôts est préférée car elle offre de meilleures conditions. L’opération sera réglée en 15 annuités de 899 francs. La majorité des conseillers est d’accord, y compris les habitants les plus imposés.

Au XIXème siècle, les grandes décisions municipales impliquaient le vote des habitants les plus imposés. Sur ce dossier du cimetière, des douze conviés au vote, trois y participent : Edouard Michelin, ancien notaire, Auguste Coirard, boulanger et propriétaire et Honoré Poitu, agriculteur, saunier et propriétaire.

En cette année 1882, le terrain semble acquis (je n’ai pas trouvé la délibération du conseil à ce sujet). Le 6 août 1882, le conseil valide l’enquête publique relative à l’expropriation du fermier Ernest Damour. Il n’y a pas d’opposition, tout s’accélère. Les travaux de clôture et du hangar commencent rapidement. Le maçon est Monsieur Magnat. Le hangar est construit par Monsieur Picard. Le 4 mars suivant, une commission est chargée de surveiller la bonne marche des constructions. Le 10 mai, les tarifs des concessions sont votés. Deux tiers du prix payé seront versés au budget communal, un tiers à la Société de Secours Mutuels. Des règles précises sont établies : exemple, la construction de monument funéraire doit être approuvée par le maire.

ℹ️ Lire aussi : la cour Gambetta sur la Société de Secours Mutuels

Au cours de l’été 1883, les travaux sont réceptionnés par l’architecte rochelais des Ponts et Chaussées, Jules Müntz-Berger. En 1884, le conseil municipal décide d’acquérir un nouveau corbillard.

Pour l’anecdote, le 7 août 1887, soit 4 années après la fin des travaux, le conseil municipal se réunit car les murs du nouveau cimetière sont abîmés. Espérons qu’il avait souscrit une bonne décennale !

Des grands arbres avaient été plantés, ils seront arrachés dans les années 1960.

Le cimetière de 6.000 m² en 1945. On aperçoit les grands arbres dans l’allée centrale. Image Remonter le Temps

En 1973, le chemin est aménagé et un parking est créé au sud

L’amélioration de l’accessibilité du cimetière coïncide avec les travaux de la ZAC de la Velaine et la création du supermarché Record. Du carrefour au nord du cimetière, une nouvelle route est créée pour rejoindre le magasin. Le trafic dans le secteur va s’intensifier. Il va falloir rendre praticable aux automobiles le chemin communal « du cimetière », l’actuelle rue Pasteur qui descend vers la rue Personnat. Laquelle permet d’aller vers le très récent pont de la RN137.

Pour faciliter le stationnement des véhicules, un parking est aménagé le long du mur sud. Ces travaux ont été financés par Decré / L’Union, lotisseurs de la ZAC de La Velaine.

1972, 1973 : aménagement du carrefour de Record et de la rue Pasteur. Image IGN Remonter le Temps

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1978 à 1981, l’agrandissement

Le 25 janvier 1978, Bernard Pigeonnier, ancien maire d’Angoulins (il a fait un second mandat entre 1953 et 1965), décède. La municipalité est alors dirigée par Albert Denis, son tombeur aux élections municipales de 1965. Une opportunité se présente pour agrandir le cimetière. Une enquête publique est organisée en avril, elle conclut au bien-fondé de ce projet d’agrandissement.

Mais il va falloir négocier avec les deux héritiers, Philippe et Bernard, pour racheter la parcelle de terre convoitée. Après plusieurs mois de négociations, le terrain est finalement cédé à l’amiable, sans expropriation, au prix de 7 francs le m². Les travaux sont réalisés au premier semestre 1981.

1973, 1981 : agrandissement du cimetière. Images IGN Remonter le Temps

Depuis, le cimetière répond aux nouveaux besoins des habitants. Dans la partie agrandie, un columbarium est créé. Des cavurnes le long du mur oriental permettent de conserver les urnes funéraires et un jardin du Souvenir est aménagé.

2️⃣ Le cimetière protestant

Son aménagement est né de la volonté du protestant Jean Berne, seigneur d’Angoulins et de Jousseran. Nous sommes en 1630. Angoulins n’est pas une terre protestante, contrairement à La Rochelle, dont le dramatique siège vient de prendre fin sous le féroce blocus organisé par Louis XIII. Les quelques familles angoulinoises de cette confession vont pouvoir trouver ici un nouveau havre de repos éternel car il n’est pas question d’être inhumé dans le cimetière de l’église ou au prieuré Sainte-Radegonde.

Chez Maître Oclerc, notaire d’Angoulins, et en présence de témoins, un terrain est affermé. Sa situation est celle-ci : une pièce de terre d’un casseron (environ 1000 m²) laquelle le dit sieur d’Angoulins l’a depuis peu entouré de murs. La pièce de terre est située dans la paroisse d’Angoulins, tenant d’un côté et d’un bout au potager et au jardin de la seigneurie du Pin (1), d’un autre côté… au bout au-devant du grand chemin qui va du canton public (2) au canton du Vinaigre (3), passant devant la principale entrée de la seigneurie de Jousseran (4).
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(1) Rue des Coquilles.
(2) Place de la République, devant la boulangerie.
(3) Placette au bout de la rue Gambetta, à l’angle de la rue de la Mer.
(4) Quereux / parking au 5 rue Gambetta, derrière l’immeuble « Pianazza ».

Emplacement supposé du cimetière protestant de 1630 par rapport aux seigneuries.
Cadastre de 1811, source AD17

ℹ️ Lire aussi : les seigneuries

Une clause est indiquée au contrat du notaire : les pasteurs doivent contribuer aux revenus de la châtellenie d’Angoulins et de ses seigneuries en payant un denier de cens (impôt seigneurial) chaque jour et aux fêtes de Noël.

Le dimanche 14 octobre 1635, Jean Berne est inhumé dans son petit cimetière. Peu développé a priori, il a aujourd’hui disparu, les tombes sont-elles encore sous terre, c’est un mystère.

3️⃣ Le cimetière du prieuré Sainte-Radegonde

Ce prieuré dépendait depuis le XIIème siècle de l’aumônerie Saint-Gilles de Saint-Jean d’Angély. Seule la chapelle construite au même siècle est encore visible. Elle est aujourd’hui en excellent état mais ne se visite pas car située sur un domaine privé.

En 2013, des archéologues de l’INRAP procèdent à plusieurs sondages à l’est de la chapelle sur une surface couvrant un demi-hectare. Le but est de trouver des traces en lien avec la chapelle. En vain. Par chance, Denis Briand, historien d’Angoulins, a pu retrouver un acte notarié de 1747 dans les archives des anciens propriétaires. Il s’agit de la cession (baillette) des biens composant le secteur en question entre les seigneurs Pères Minimes de Saint-Radegonde et Jeanne Préjent-Delabarre. Dans le descriptif, il est indiqué entre autres « une ouche, trois casserons de terre étant l’ancien cimetière« . La preuve de son existence mais sans surprise car, comme on l’a vu, les sépultures étaient disposées autour des lieux de culte.

Une ouche est un terrain clos de bonne terre, situé près de l’habitation, servant de potager, verger ou de petit pâturage. Le casseron est une ancienne mesure de surface. Elle varie entre les régions. Ici, on peut estimer les 3 casserons à environ 3.000 m².

Les confrontations indiquées dans l’acte permettent de situer précisément cette ouche dans la propriété. Comme on peut le voir sur cet extrait du cadastre de 1811, elle couvrait la partie ouest de la parcelle B92.

Cadastre de 1811. Situation de l’ancien cimetière du prieuré Sainte-Radegonde. Source AD17
L’emplacement du cimetière du prieuré Sainte-Radegonde correspond à ces deux maisons (à gauche construite en 1985, à droite en 1992). Image Google Earth

ℹ️ Lire aussi : la chapelle Sainte-Radegonde

Lorsque j’ai rencontré François Pigeonnier en octobre 2022, il m’a bien confirmé quelques indices de l’existence de ce cimetière (ossements) lors de la construction de sa maison en 1992.

4️⃣ Le cimetière de la Maladrerie

La Maladrerie se compose de quelques maisons au sud de la commune, à mi-chemin entre Saint-Jean-des-Sables et la départementale 137, sur le chemin reliant Saint-Jean à La Jarne.

Ici, au Moyen Âge, les moines hospitaliers avaient établi un prieuré avec sa chapelle, à l’image de celui de Sainte-Radegonde. Les religieux assuraient l’accueil des voyageurs. Ils apportaient secours aux malades, d’où le nom du lieu. Comme le veut la tradition de l’époque, les défunts étaient inhumés autour de la chapelle.

La situation isolée de cette maladrerie n’est pas anodine. Les épidémies étaient courantes autrefois. L’accueil des contagieux, comme les pestiférés et les lépreux, n’autorisait pas une proximité avec les villageois.

De l’autre côté de la départementale 137, il est un lieu appelé « Les Paradis ». On le trouve sur la droite en descendant la bretelle direction La Rochelle. D’après les historiens, cette étymologie indique une bonne terre mais parfois elle peut-être l’indice d’un lieu de sépultures liées aux épidémies, loin des habitations.

Cadastre de 1811. La Maladrerie est au bout de la flèche ! Source AD17

5️⃣ La nécropole du Chay

L’église Saint-Pierre-ès-Liens n’a pas toujours été la seule église d’Angoulins. Avant l’an mil, existait une autre église aux Chirats à l’est de la pointe du Chay : l’église Saint-Nazaire.

En 1875, l’abbé d’Angoulins Théophile Mongis, en promenade le long de la falaise des Chirats, aperçoit des sinuosités rougeâtres se détachant du gris uniforme et pâle de la côte calcaire, des fosses remplies de terre arable remplissant des cavités trapézoïdales. Intrigué, il découvre un tibia humain au sein d’une fosse, une tombe remplie de coquillages.

Des fouilles sont confiées à la Société des Sciences Naturelles de La Rochelle. Une nécropole d’une largeur de 400 mètres est découverte et de nombreuses sépultures en caisson de pierres sèches sont mises à jour. Enfin, ce qu’il en reste car entre Les Chirats et La Chaume, le trait de côte a sérieusement reculé, emportant avec elle l’église précédemment citée.

Autour de l’église Saint-Nazaire aurait existé un village, un quartier maritime. En 1004, une charte traitant de l’église Saint-Pierre évoque une rupture de la côte, probablement un tremblement de terre. L’océan engloutira les ruines, il n’en restera rien. Cet évènement avait poussé la population à se regrouper autour d’une nouvelle église, plus à l’abri des éléments, celle que nous connaissons aujourd’hui.

Plusieurs dizaines de fosses sont identifiées entre Saint-Nazaire et La Chaume, comme on peut le constater sur cette carte.

D’après l’article de Denis Briand, « une nécropole côtière à Angoulins » (voir en bas d’article). Image IGN Géoportail

Après l’abbé Mongis, d’autres trouvailles sont faites au cours du XXème siècle. Des crânes dans les années 1950, plus tard un squelette d’enfant par la classe de Monsieur Ferrière, instituteur au village. Des travaux de terrassement de maisons dans le quartier du Loiron révèlent d’autres sépultures jusqu’en 2001 où un squelette de femme est mis à jour à La Chaume, secteur riche en découvertes.

La nature des objets retrouvés avec les ossements montre que cette nécropole couvre une période allant de l’époque gallo-romaine au Moyen-Âge. Elle occupait un espace conséquent car l’érosion a fait disparaître un très grands nombres de sépultures.


Documentation
Archives départementales et communales
Articles de Jean Joguet parus dans l’Echo des Sirènes, journal paroissial (années 1950)
Denis Briand, essai de localisation du cimetière Sainte-Radegonde, Expression Hist, 2018
Denis Briand, une nécropole côtière à Angoulins, Angoulins Châtelaillon, traces & vestiges du passé, Expression-Hist, 2006